Une paire en miroir garde le volume lisible quand l’un de ses deux disques tombe, et c’est tout ce que le niveau offre. Elle présente la capacité d’un disque et partage sa boîte avec tout le reste de ce qui peut mal tourner.
Un miroir est le dispositif de redondance le plus simple qui soit, ce qui en fait le plus facile à décrire honnêtement.
La panne unique qu’il couvre
Deux disques portent le même contenu. Si l’un cesse de fonctionner, le volume reste lisible depuis l’autre, et la machine continue de servir pendant qu’un remplaçant est posé et que le miroir se reconstruit.
Il couvre aussi un cas plus subtil : un membre qui rend des données illisibles pour un secteur donné. Le contrôleur peut prendre ce secteur sur l’autre membre, et les bonnes mises en œuvre le consignent.
Ce qu’il coûte
La moitié de la capacité brute. Deux disques présentent l’espace d’un seul, et c’est le prix du dispositif plutôt qu’une inefficacité. Les niveaux à parité cèdent proportionnellement moins à mesure que le nombre de membres monte, ce qui est leur raison d’être.
Ce qu’il ne couvre pas, et c’est la liste la plus longue
La suppression. Retirer un fichier le retire des deux membres au même instant.
Le chiffrement hostile. Écrit à travers, fidèlement, sur les deux.
Le boîtier. Une panne de contrôleur, une alimentation qui tombe de façon destructrice ou un ennui de micrologiciel se tiennent au-dessus des deux disques.
Le vol et l’incendie. Les deux membres sont dans la même boîte, dans la même pièce.
Une bêtise en maintenance. Retirer le mauvais disque, ou reconstruire vers le mauvais membre, est une façon réelle et courante de perdre un miroir.
La reconstruction est le moment risqué
Quand un membre est remplacé, le survivant est lu de bout en bout pour reconstruire le neuf. C’est le travail le plus lourd que l’un ou l’autre disque fera, et il a lieu au moment précis où il ne reste aucune redondance. Si le membre survivant porte un mauvais secteur quelque part qu’on ne lui a jamais demandé de lire, c’est maintenant qu’on le trouve.
Ce n’est pas un argument contre le miroir. C’est un argument pour avoir une seconde copie ailleurs avant que la reconstruction commence, et pour remplacer promptement un membre tombé plutôt que de tourner en dégradé pendant des semaines.
Là où un miroir est le bon choix
Les boîtiers à deux baies de disque, où c’est le seul niveau de redondance disponible et où l’alternative est aucune redondance.
Les machines dont la disponibilité compte plus que la capacité — un partage sur lequel plusieurs personnes travaillent, une machine qui fait les copies d’un foyer pendant la nuit.
Un rétablissement simple est un avantage réel là où le boîtier écrit un système de fichiers lisible sur chaque membre, parce qu’un disque survivant peut alors se lire dans une autre machine sans le logiciel de ce fabricant.
Là où c’est le mauvais choix
Là où le but est la capacité, puisque la moitié de l’achat brut est dépensée dans le dispositif. Là où quatre baies de disque ou plus sont disponibles, puisque les niveaux à parité cèdent proportionnellement moins. Et partout où il s’achète à la place d’une seconde copie des fichiers, parce qu’il n’en est pas une et ne peut pas le devenir.
La documentation du fabricant passe avant tout, et cette page ne la remplace pas. Chaque débit, capacité, chiffre de classe, indication d’endurance, vitesse de port et valeur de puissance de cette page est rapporté depuis la documentation du fabricant lui-même, avec son unité écrite telle qu’elle est publiée, et nommée comme telle — rien n’y est mesuré. Une capacité annoncée est rapportée comme le fabricant la compte, et n’est jamais réécrite dans une autre unité, parce que les deux ne sont pas le même chiffre. Et la deuxième affirmation répétée plutôt que supposée : un niveau de RAID n’est pas une sauvegarde. Il maintient une grappe lisible au travers de la panne d’un disque, et il ne fait rien contre un fichier supprimé par erreur, une grappe chiffrée par un rançongiciel, un vol ou un incendie. Une seconde copie ailleurs est une décision distincte, et rien sur ce site ne décrit une machine comme un endroit où les fichiers sont en sécurité.
Les questions qui se posent avant une commande
Puis-je lire les disques séparément si le boîtier meurt ?
Parfois, et cela dépend entièrement de la façon dont le boîtier les a écrits. Certains écrivent un système de fichiers ordinaire sur chaque membre, qu’une autre machine sait lire ; d’autres écrivent des métadonnées à eux que seul le logiciel de ce fabricant comprend. Le fabricant dit laquelle, et il vaut la peine de le savoir avant d’avoir besoin de le savoir.
Un miroir est-il plus rapide qu’un disque unique ?
En lecture cela peut l’être, puisque l’un ou l’autre membre peut répondre. En écriture non, puisque les deux membres doivent recevoir les données. La vitesse n’est pas la raison de choisir ce niveau, et tout chiffre cité pour elle appartient à un contrôleur donné plutôt qu’au niveau.
Dernière révision le 10 septembre 2026