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Un commutateur PoE qui alimentera vraiment ce qu’on y branche

Tout commutateur PoE publie deux chiffres de puissance, et les acheteurs lisent le mauvais. La puissance par port dit ce qu’un port peut offrir ; le budget total dit combien de ports peuvent l’offrir en même temps — et c’est le budget qui décide si le dernier point d’accès monte.

Lisez le type, pas le nom commercial

La spécification est un numéro de type, publié par l’IEEE, et il vient avec une paire de puissances.

802.3af, type 1 : jusqu’à 15,4 W au port du commutateur, 12,95 W garantis à l’appareil, délivrés sur deux des quatre paires.

802.3at, type 2 : jusqu’à 30 W au port, 25,5 W à l’appareil, avec une étape de classification supplémentaire par laquelle la source et l’appareil se confirment l’un l’autre. La puissance haute est accordée par cet échange plutôt que supposée, ce qui explique que deux appareils portant tous deux « PoE+ » puissent se comporter différemment sur un commutateur qui ne prend en charge que l’une des deux méthodes.

802.3bt, types 3 et 4 : 60 W et 90 W respectivement au port, sur les quatre conducteurs, chacun avec son propre chiffre garanti, plus bas, à l’appareil.

Les noms imprimés sur les boîtes et les injecteurs — les divers mots en « plus » et en « ultra » — sont du commerce plutôt que de la spécification. Le numéro de type et les puissances publiées sont ce sur quoi deux fiches techniques se comparent.

Le budget est le nombre qui décide de votre installation

Un commutateur doté de huit ports PoE donnés pour 30 W chacun ne fournit pas nécessairement 240 W. Son budget total est un chiffre à part, souvent bien plus bas, et c’est le plafond de tout ce qui tire en même temps.

Le calcul est donc : additionnez le besoin de chaque appareil alimenté que vous comptez raccorder, pris sur la fiche technique de chacun, et comparez la somme au budget. Gardez ensuite de la marge, parce que les appareils tirent leur maximum aux moments qui arrangent le moins — un point d’accès avec plusieurs appareils connectés, un appareil qui démarre — et qu’un budget dépensé exactement est un budget qui lâche par intermittence, ce qui est la pire façon de lâcher.

Là où un commutateur mélange ports PoE et ports ordinaires, vérifiez lesquels sont lesquels. C’est une conception courante et sensée, et c’est aussi une raison courante pour qu’un appareil ne démarre pas.

Accordez le commutateur aux appareils, dans cet ordre

Travaillez depuis l’autre bout. Dressez la liste de ce qui doit être alimenté — des points d’accès au plafond, un téléphone, un petit appareil qui prend son courant sur son câble réseau — et lisez le type que chacun réclame dans sa propre documentation.

Un appareil spécifié pour le type 2 ne se contentera pas d’une source qui n’offre que du type 1 ; il ne démarrera pas, ou redémarrera sans cesse, ce qui ressemble à une panne de l’appareil. Acheter le commutateur d’abord et le découvrir ensuite est l’ordre habituel, et il vaut la peine d’être inversé.

Vérifiez enfin le tirage. Les deux puissances publiées diffèrent parce que le câble entre les deux prend sa part, et un long tirage vers des combles est l’endroit où cette part est la plus grande.

Le débit des ports et le PoE sont deux décisions indépendantes

Un commutateur peut délivrer beaucoup de puissance sur des ports gigabit, ou très peu sur des ports multigigabit. Lisez le tableau des ports pour le débit et le tableau d’alimentation pour la puissance, et ne laissez pas l’un sous-entendre l’autre.

Pour des points d’accès, le débit du port de commutateur est le plafond de tout ce qui passe par cette unité. C’est en général un gigabit et c’est en général suffisant ; l’enjeu est de le savoir plutôt que de le découvrir.

Bruit, chaleur, et où un commutateur PoE peut vivre

Délivrer de la puissance fait de la chaleur : les commutateurs PoE chauffent donc plus que leurs équivalents ordinaires et passent au refroidissement actif à des nombres de ports plus bas. Une unité ventilée dans un placard de couloir convient ; la même unité sur une étagère de bureau, non.

Lisez les exigences de dégagement et de ventilation publiées par le fabricant avant de choisir la position, et laissez une unité de baie de dégagement au-dessus du commutateur s’il part dans une baie.

Les injecteurs, et quand ils sont la meilleure réponse

Pour un ou deux appareils alimentés, un injecteur à un port livré avec l’unité fait l’affaire pour une fraction du prix d’un commutateur PoE, et il se pose très bien à côté d’un commutateur existant.

Le commutateur devient la meilleure réponse à trois ou quatre appareils, quand les injecteurs et leurs prises secteur sont devenus un désordre, et quand disposer d’un seul endroit où lire le budget total commence à compter. Tout ce qui suppose l’ajout d’une prise pour nourrir un injecteur dans des combles ou un placard relève des instructions du fabricant et des règles d’installation électrique en vigueur chez vous.

Ce qui entre dans la baie, et pourquoi

  1. TP-Link TL-SG116P, commutateur à seize prises toutes alimentées

    802.3af et 802.3at · jusqu’à 30 W par prise · 120 W au total · les seize prises alimentées · mode de priorité sur les prises 1 à 4 · boîtier métallique sans ventilateur

    Un commutateur à seize prises qui alimente chaque prise sans ventilateur, en partageant 120 W entre elles, et réserve un mode de priorité fixe aux quatre premières.

    Idéal pour : Un bureau ou une boutique avec une douzaine de téléphones, de caméras ou de points d’accès qui consomment modestement, où un ventilateur s’entendrait toute la journée.

    ≈ 113 €

  2. NETGEAR GS308EP, commutateur administrable à huit prises toutes alimentées

    PoE+ nommé, aucune classe IEEE imprimée · 62 W au total · huit prises alimentées · administrable, avec VLAN et QoS · commande d’alimentation par prise · boîtier métallique sans ventilateur

    Un commutateur administrable à huit prises avec une commande d’alimentation par prise et un budget partagé de 62 W, dont les prises sont dites PoE+ sans qu’aucune classe IEEE soit imprimée.

    Idéal pour : Un bureau ou une petite entreprise qui veut des VLAN et la possibilité de redémarrer un appareil alimenté à distance, sur des appareils qui consomment modestement.

    ≈ 78 €

  3. UGREEN 35372EU, commutateur gigabit à dix prises dont huit alimentées et deux liaisons montantes

    802.3at et 802.3af · jusqu’à 30 W par prise · 60 W au total · huit alimentées · deux liaisons montantes gigabit · protection contre les surtensions de 6 kV · mode étendu 250 m à 10 Mbps

    Un commutateur à dix prises avec huit prises alimentées et deux liaisons montantes, dont la portée étendue est déclarée avec le débit qu’elle coûte, et dont le refroidissement n’est jamais décrit.

    Idéal pour : Un tirage de caméras au bout d’un long câble, où la portée compte plus que le débit et où l’on veut deux liaisons montantes libres pour un routeur et un enregistreur.

    ≈ 38 €

  4. MokerLink POE-G162G, commutateur en baie à dix-huit prises dont seize alimentées

    802.3af et 802.3at · jusqu’à 30 W par prise · 250 W au total · seize alimentées sur dix-huit · liaisons montantes numérotées 17 et 18 · alimentation intégrée · ventilé

    Un commutateur en baie à dix-huit prises dont seize alimentées, avec une alimentation intégrée et des ventilateurs, qui numérote ses liaisons montantes et isole les prises alimentées les unes des autres.

    Idéal pour : Une baie dans une armoire ou une petite salle serveur qui porte une installation de caméras, où les ventilateurs sont inaudibles et où une alimentation intégrée fait gagner de la place.

    ≈ 110 €

  5. MERCUSYS MS108GP, commutateur gigabit à huit prises dont sept alimentées

    802.3af et 802.3at · jusqu’à 30 W par prise · 65 W au total · sept alimentées sur huit · gigabit · sans ventilateur · boîtier métallique

    Un commutateur gigabit qui alimente sept de ses huit prises et déclare les deux moitiés de la question de la puissance : 30 W à une prise et 65 W pour toutes ensemble.

    Idéal pour : Une petite installation de trois ou quatre caméras ou points d’accès qui consomment modestement, où le commutateur doit être silencieux et rester à l’air libre.

    ≈ 30 €

Les questions qui se posent avant une commande

Comment calculer le budget dont j’ai besoin ?

Additionnez ce que chaque appareil alimenté réclame à son port, en prenant le chiffre publié par sa propre fiche technique plutôt que le nom du type, puis gardez de la marge. Le budget total du commutateur doit couvrir cette somme avec de la place, parce qu’un budget consommé exactement est un budget qui lâche dès que quelque chose tire son maximum.

Quelle différence entre les deux puissances qu’une norme publie ?

L’une est ce qui sort du port du commutateur, l’autre est ce que la norme garantit à l’appareil. L’écart, c’est le tirage de câble, qui en dissipe la différence en chaleur. Les deux nombres sont publiés précisément parce qu’ils ne sont pas les mêmes, et c’est sur un long tirage que la différence se sent.

Un commutateur PoE peut-il abîmer un appareil qui ne veut pas d’alimentation ?

Une source conforme à la norme n’applique de puissance qu’après un échange de détection et de classification avec l’appareil du bout, ce qui est tout l’objet de cette poignée de main. Le matériel qui alimente sans elle — parfois appelé passif — est autre chose, et c’est sa propre documentation qui en gouverne l’usage.

Ai-je besoin de ports administrables sur un commutateur PoE ?

Pas pour l’alimentation elle-même. L’administration gagne sa place quand on veut voir ce que chaque port tire, redémarrer un appareil en coupant puis rétablissant son alimentation à distance, ou séparer des réseaux. C’est utile dans une installation à plusieurs points d’accès et inutile dans une installation à une seule unité.

Chaque prix cité dans un résumé a été relevé à la date que porte cet avis. Ce qu'une boutique demande aujourd'hui s'affiche à côté du produit, et cela bouge.

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