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802.3at, et la puissance qu’il faut se faire accorder

Le type 2 est la classe que la plupart des points d’accès de plafond nomment sur leur fiche technique, et celle qui se retrouve le plus souvent mal accordée au commutateur déjà au mur. Ce qu’il relève, et ce qu’il laisse encore sur le câble, sont tous deux publiés.

Ce que la norme définit

L’IEEE 802.3at a été publiée en 2009 et a depuis été intégrée à la norme 802.3 de base. Elle a laissé intact le comportement antérieur sous le nom de type 1 et a ajouté le type 2, que les emballages appellent PoE+.

Le type 2 relève la paire de chiffres publiés. La source délivre jusqu’à 30 W à son port, et la norme garantit à l’appareil alimenté 25,5 W. L’écart a la même cause qu’avant — le câble entre les deux prend sa part — et c’est la raison pour laquelle les deux chiffres sont publiés plutôt qu’un seul.

L’ajout intéressant n’est pas la puissance mais la négociation autour d’elle. La norme définit une étape de classification supplémentaire par laquelle une source de type 2 et un appareil de type 2 se confirment l’un l’autre, soit par un échange supplémentaire au niveau de la couche physique, soit par un protocole de liaison de données entre eux. La puissance haute est accordée ; elle n’est pas supposée par un appareil qui la souhaiterait. C’est pourquoi deux appareils qui portent tous deux « PoE+ » sur la boîte peuvent se comporter différemment sur un commutateur qui ne prend en charge que l’une des deux méthodes.

Le type 2 emploie toujours deux des quatre paires, et il nomme son câblage : un canal de catégorie 5e ou mieux.

Ce qu’elle ne promet pas

Elle ne promet pas trente watts au bout. Trente, c’est ce qui sort du port ; vingt-cinq et demi, c’est ce à quoi l’appareil a droit, et c’est sur un long tirage que la différence se sent.

Elle ne promet pas tous les ports à la fois. La classe par port d’un commutateur et son budget total sont des nombres publiés distincts, et un appareil à huit ports qui nomme le type 2 partout a rarement un budget de huit fois ce chiffre.

Elle ne promet pas une alimentation sur quatre paires. Délivrer du courant sur les quatre paires est un ajout ultérieur, avec ses propres types.

Et elle ne promet rien face à une source de type 1. Un appareil construit pour le type 2 sur un commutateur qui offre du type 1 reçoit la puissance basse, et ce qui se passe alors relève de la décision du fabricant de l’appareil plutôt que de la norme.

Avec quoi elle est compatible

Une source de type 2 alimente les appareils de type 1 sans configuration, en résolvant la négociation vers le bas. Les appareils de type 2 sont alimentés de la même façon par les sources de types 3 et 4. L’alimentation voyage à côté des données sur un canal de catégorie 5e ou mieux : un lien alimenté fonctionne donc au débit que les deux ports négocient — les deux choses sont portées par le même câble et décidées séparément.

Les questions qui se posent avant une commande

Un appareil spécifié pour le type 2 fonctionne-t-il sur une source de type 1 ?

Pas en pleine fonction. Certains modèles démarrent en mode réduit — une radio désactivée, un port non alimenté — et le fabricant dit lequel, sur la fiche technique. D’autres ne démarrent pas du tout. C’est la ligne à confronter au commutateur déjà en place avant de commander.

Un injecteur étiqueté PoE+ est-il la même chose qu’une source de type 2 ?

Seulement si sa propre fiche technique le dit dans les termes de la norme. Les noms commerciaux ne sont pas la norme ; le numéro de type et la puissance publiée le sont, et un injecteur qui ne nomme ni l’un ni l’autre se décrit lui-même plutôt qu’une spécification.

Dernière révision le 9 septembre 2026