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Les meilleurs disques durs pour NAS qu’on n’éteint jamais

Un disque dans un boîtier qui tourne toute l’année fait un autre travail qu’un disque dans une machine de bureau allumée huit heures, et les fabricants publient des chiffres pour cette différence. Aucun de ces chiffres n’est une espérance de vie — trois d’entre eux se lisent comme un seul, et ce sont trois grandeurs distinctes.

Les quatre chiffres publiés qui décrivent le travail

Un boîtier qui tourne en continu demande quatre choses à un disque, et les fabricants publient une réponse à chacune.

Le fonctionnement continu. La spécification du disque pour tourner sans s’arrêter, plutôt que pour le cycle de service qu’implique une machine de bureau. C’est la différence principale entre les deux familles.

La charge de travail annoncée. Une quantité de données lues et écrites par an que la spécification couvre. Un foyer qui sert des fichiers et des photographies est très loin des charges publiées pour les disques construits pour les grappes ; un foyer qui fait tourner un système multimédia chargé, des caméras qui écrivent en continu ou plusieurs personnes qui montent, en est plus près qu’il ne le croit.

Le comportement face à une erreur de lecture. Les disques destinés aux grappes sont généralement spécifiés pour abandonner vite un secteur difficile et laisser la grappe s’en charger, plutôt que de réessayer longuement. Le fabricant nomme la fonction, et c’est l’une des vraies différences de comportement.

La tenue aux vibrations. Plusieurs disques qui tournent dans un même châssis se secouent mutuellement, et les disques spécifiés pour l’usage en baies de disque multiples publient ce qu’ils tolèrent. Dans une boîte à deux baies de disque cela compte peu ; dans une boîte à quatre baies de disque bien remplie, cela cesse d’être théorique.

Lisez la méthode d’enregistrement, parce qu’elle change le comportement

Certains disques mécaniques emploient l’enregistrement en tuiles, où les pistes se chevauchent. Cela augmente la densité et change le comportement du disque lors d’une réécriture, ce qui peut compter dans une grappe et pendant une reconstruction.

On parle de CMR (enregistrement conventionnel) et de SMR (enregistrement en tuiles). Pour un NAS, le CMR est le choix sûr : les gammes Red Plus et Red Pro de Western Digital et la gamme IronWolf de Seagate sont vendues en CMR, alors que certains anciens WD Red tout court étaient en SMR. Les fabricants qui l’emploient le publient. Ce n’est ni un défaut ni automatiquement un mauvais choix pour une archive familiale surtout écrite une fois et relue ensuite, mais c’est une spécification à lire consciemment plutôt qu’à découvrir pendant une reconstruction. Là où une fiche technique se tait, ce silence mérite lui-même d’être remarqué.

Trois grandeurs qui ne sont pas une durée de vie

C’est là que le discours commercial du disque fait son travail le plus embrouillant, et la position du site est simple : ce sont trois choses différentes et aucune ne prédit combien de temps votre disque tournera.

Le TBW est un volume écrit, publié pour les disques à mémoire flash, et il parle des usages riches en écriture.

Le MTBF est une statistique tirée d’une population, publiée en heures, et il décrit un parc plutôt qu’une unité.

La durée de garantie est un engagement commercial assorti de conditions, et lire ces conditions fait partie de la comparaison entre deux disques.

Un disque qui publie l’une des trois n’a pas publié les deux autres, et les additionner ne produit rien.

Dimensionnez la capacité autour des reconstructions autant que du stockage

Des disques plus grands, ce sont moins de disques pour le même total, ce qui est bon pour le bruit, la chaleur et le nombre de baies de disque. Cela signifie aussi que remplacer un disque tombé prend plus longtemps, puisqu’une reconstruction lit et écrit une quantité proportionnelle à la taille, et que la grappe travaille sans relâche pendant ce temps.

C’est une raison de prévoir la reconstruction — d’avoir les copies ailleurs en bon état avant d’en avoir besoin, et d’éviter de faire tourner la grappe presque pleine — plutôt qu’une raison d’éviter les grands disques.

La capacité est publiée par le fabricant dans l’unité du fabricant. Une machine qui affiche en unités de 1024 montre un autre nombre pour le même disque, et les deux sont exacts. Prévoyez sur le chiffre de la boîte.

Accorder les disques au boîtier

Vérifiez la documentation de compatibilité du boîtier, qui énumère ce que le fabricant a qualifié, et vérifiez la baie de disque : beaucoup de boîtiers reçoivent des disques de 3,5 et de 2,5 pouces avec des perçages différents, et sur la petite taille un disque de 15 mm n’entrera pas dans une baie de disque bâtie autour de 7 mm.

Vérifiez ensuite l’alimentation et le ventilateur face à un jeu complet de disques, pas à un seul. Les boîtiers sont spécifiés pour leur nombre de baies de disque complet, mais un appareil posé dans un placard avec quatre disques n’est pas le même problème thermique que le même appareil avec un.

Ce que ces disques ne font toujours pas

Ils ne font pas du boîtier un endroit sûr pour des fichiers. Un disque spécifié pour le fonctionnement continu dans une grappe est un disque qui tombe de façon moins gênante, et les événements qui atteignent tous les disques d’un coup — suppressions, écrasements, chiffrement hostile, vol, incendie — ne sont touchés par aucun chiffre de cette page. Les copies vivent ailleurs, et acheter de meilleurs disques ne remplace pas de les faire.

Quelle situation est la vôtre ?

Le boîtier tourne jour et nuit
Le MTBF annoncé et la charge de travail publiée deviennent les deux lignes à lire.
Le boîtier vit dans une pièce habitée
La vitesse de rotation annoncée se lit aussi comme une indication de bruit.
Le volume est à remplir d'un coup
La capacité annoncée prime, et la reconstruction sera longue.
Le budget est serré
Mieux vaut deux disques moyens que le meilleur tout seul.

Le choix selon l’usage

Le stockage familial

Peu de sollicitations, beaucoup d'heures : c'est l'endurance annoncée qui compte.

La sauvegarde de plusieurs machines

Des écritures régulières et longues, où la charge de travail publiée prend son sens.

La médiathèque

Lecture continue plutôt qu'accès rapide : la vitesse de rotation compte peu.

Les critères qui comptent vraiment

La capacité annoncée
Elle décide du volume et du temps de reconstruction après une panne, que personne n'anticipe.
Le MTBF annoncé
C'est un chiffre du fabricant calculé sous ses propres hypothèses. Ce site le rapporte sans en faire une promesse.
La vitesse de rotation annoncée
Elle décrit le régime du plateau, et donne aussi une indication sur la chaleur et le bruit.

Quel critère pour quel usage

La contrainteCe qu'on litCe qu'on ne lit pas
Fonctionnement continuLe MTBF annoncéUne garantie de durée
Sauvegardes longuesLa charge de travailLe prix au téraoctet
Pièce habitéeLa vitesse de rotationUn niveau sonore mesuré
ReconstructionLa capacitéLa patience nécessaire

Les erreurs à éviter

Acheter deux disques du même lot
Deux disques identiques achetés ensemble vieillissent ensemble. C'est une précaution que beaucoup d'administrateurs prennent.
Prendre le MTBF pour une durée de vie
C'est un chiffre statistique du fabricant. Il ne promet rien sur un exemplaire.
Mettre un disque de bureau dans un boîtier
Les charges de travail annoncées diffèrent. Ce site publie les deux sans les mélanger.

Le choix selon votre profil

Le foyer
Deux disques de capacité moyenne, et la tranquillité d'une tolérance de panne.
L'archivage
Capacité maximale et acceptation d'une reconstruction très longue.
Le petit bureau
Regarde la charge de travail annoncée avant la capacité.

Entretien et durée de vie

Un disque qui tourne en continu prévient rarement. Les outils de surveillance du boîtier voient venir certaines pannes, mais seulement si quelqu'un les regarde.

  • Activez les rapports de santé et lisez-les vraiment.
  • Gardez un disque de rechange du même modèle quand c'est possible.
  • Ne lancez pas une reconstruction sur un boîtier qui chauffe déjà.
  • Notez la date de mise en service de chaque disque.

Sécurité

Ce site publie les caractéristiques annoncées et ne décrit aucune procédure de reconstruction.

  • Une reconstruction sollicite les autres disques : c'est le moment où un second lâche.
  • Les données ne sont jamais protégées par le seul boîtier.
  • L'effacement sécurisé d'un disque relève des outils de son fabricant.
  • Le transport d'un disque en fonctionnement est ce qui le tue le plus vite.

Notre sélection, et pourquoi

  1. Western Digital Red Plus 4 To (WD40EFZZ), 5400 tr/min

    4 To · 5400 tr/min · SATA 6 Gb/s · réglé pour les charges de boîtier · aucun cache, aucun MTBF, aucune garantie, aucune méthode d’écriture

    Un disque de quatre téraoctets pour boîtiers dont le titre porte chaque chiffre de la page, et dont les cinq puces décrivent un fonctionnement continu, des essais de compatibilité et des coûts de fonctionnement réduits sans imprimer une seule valeur.

    Idéal pour : Un boîtier silencieux dans une pièce habitée où le plateau plus lent est voulu délibérément, acheté par quelqu’un qui tirera les chiffres restants de la fiche technique du fabricant.

    8,4/10

    ≈ 231 €

  2. Seagate IronWolf 4 To (ST4000VN006)

    4 To · SATA 6 Gb/s · 64 Mo de cache · MTBF d’un million d’heures · garantie de trois ans avec récupération de données · aucun chiffre de tr/min

    Un disque de quatre téraoctets pour boîtiers jusqu’à huit baies qui publie son cache, un MTBF, une durée de garantie et un service de récupération, mais jamais sa vitesse de rotation.

    Idéal pour : Un boîtier à plusieurs baies où une garantie publiée et un service de récupération comptent plus que de connaître chaque chiffre, et où le disque sera l’un de plusieurs.

    7,8/10

    ≈ 212 €

  3. Hitachi MegaScale DC 4 To, reconditionné

    4 To · 5700 tr/min · 64 Mo de cache · SATA 6 Gb/s · MTBF imprimé « 800 heures » · reconditionné sans heures de fonctionnement · méthode d’écriture non publiée

    Un disque reconditionné de quatre téraoctets, vendu dans le programme Amazon Renewed, qui publie sa vitesse, son cache et un MTBF amputé de ses zéros, et ne nomme ni sa méthode d’écriture ni aucune durée de garantie.

    Idéal pour : Un volume de masse dans un boîtier à plusieurs disques où la charge est légère et régulière, acheté par quelqu’un qui a déjà décidé comment il traitera une panne.

    7,2/10

    ≈ 140 €

  4. Toshiba MG06ACA10TEY 10 To reconditionné

    10 To · 3,5 pouces · 7200 tr/min · 256 Mo de cache · SATA 6 Gbit/s · reconditionné (Amazon Renewed) · garantie limitée d’un an

    Un disque de dix téraoctets de la gamme Enterprise Capacity de Toshiba, vendu reconditionné en version Dell avec une garantie limitée d’un an ; aucune charge de travail ni aucun MTBF n’est publié.

    Idéal pour : Une machine qui réclame la plus grande capacité par baie disponible ici, pour un acheteur qui accepte un disque reconditionné et qui sauvegarde ses données ailleurs.

    7,8/10

Les questions qui se posent avant une commande

Puis-je employer des disques de bureau ordinaires dans un NAS ?

Physiquement oui, et beaucoup le font. Ce qui diffère, c’est ce que le fabricant publie : la spécification pour un fonctionnement continu, la charge de travail annoncée en téraoctets par an, le comportement face à une erreur de lecture dans une grappe, et la tenue aux vibrations revendiquée quand plusieurs disques partagent un châssis. Ce sont ces spécifications que la différence de prix achète.

Qu’est-ce qu’une charge de travail annoncée ?

Une quantité de données lues et écrites par an, publiée par le fabricant comme l’usage pour lequel le disque est spécifié. Ce n’est pas une limite qui arrête le disque à minuit à la date anniversaire ; c’est le chiffre qui décrit l’intensité d’usage que la spécification couvre, et c’est le nombre qui sépare un disque construit pour un boîtier toujours allumé d’un disque construit pour une machine de bureau.

Le MTBF me dit-il combien de temps mon disque durera ?

Non. Le MTBF est une statistique sur une population de disques, publiée en heures, et il ne dit rien du disque que vous tenez. Le TBW est un volume écrit, publié pour les disques à mémoire flash. La garantie est un engagement commercial avec ses propres conditions. Trois grandeurs distinctes, et aucune n’est une durée de vie.

Faut-il acheter tous les disques d’un coup ?

Il existe un argument raisonnable pour acheter des lots différents ou à des moments différents, parce que des disques fabriqués ensemble et mis en service ensemble partagent plus de modes de panne qu’il n’y paraît. Ce n’est pas une règle, et cela compte bien moins que d’avoir des copies là où le boîtier ne peut pas les atteindre.

CMR ou SMR pour un NAS ?

Le CMR est le choix sûr pour un NAS. Un disque SMR stocke plus par plateau, mais il peut ralentir fortement lors des réécritures lourdes et des longues reconstructions, exactement ce que lui demande une grappe RAID. Vérifiez la méthode d’enregistrement sur la fiche technique ; si elle n’est pas publiée, demandez avant d’acheter.

Pourquoi chacun, et pour qui

Western Digital WD40EFZZ · 231 €

Pour : Un boîtier silencieux dans une pièce habitée où le plateau plus lent est voulu délibérément, acheté par quelqu’un qui tirera les chiffres restants de la fiche technique du fabricant.

Principal atout : La vitesse de rotation est imprimée dans le titre, ce qui place le disque sur la moitié la plus lente et la plus froide du rayon avant qu’une puce ne soit lue

Principale limite : Aucun chiffre de cache, aucun MTBF et aucune durée de garantie : trois des quatre choses sur lesquelles on compare sur ce rayon sont donc simplement absentes

Lire la fiche complète: Western Digital WD40EFZZ →

Seagate ST4000VN006 · 212 €

Pour : Un boîtier à plusieurs baies où une garantie publiée et un service de récupération comptent plus que de connaître chaque chiffre, et où le disque sera l’un de plusieurs.

Principal atout : Cache, MTBF et durée de garantie sont tous publiés pour ce modèle

Principale limite : Aucune vitesse de rotation nulle part sur la page

Lire la fiche complète: Seagate ST4000VN006 →

Hitachi HMS5C4040BLE640-FR-cr · 140 €

Pour : Un volume de masse dans un boîtier à plusieurs disques où la charge est légère et régulière, acheté par quelqu’un qui a déjà décidé comment il traitera une panne.

Principal atout : Publie un MTBF, ce que le WD Red Plus de ce rayon ne fait pas — même si l’annonce française l’imprime sans ses zéros

Principale limite : Aucune méthode d’écriture, sur un disque vendu pour un boîtier où cette réponse change le comportement d’une reconstruction

Lire la fiche complète: Hitachi HMS5C4040BLE640-FR-cr →

Toshiba MG06ACA10TEY-cr

Pour : Une machine qui réclame la plus grande capacité par baie disponible ici, pour un acheteur qui accepte un disque reconditionné et qui sauvegarde ses données ailleurs.

Principal atout : Dix téraoctets sur un seul mécanisme de 3,5 pouces, la plus grande capacité de ce rayon et la seule au-dessus de huit

Principale limite : C’est un disque reconditionné, en version Dell : son historique d’usage n’est pas publié, et la garantie d’un an est celle de l’article reconditionné, pas celle d’un disque neuf de la gamme

Lire la fiche complète: Toshiba MG06ACA10TEY-cr →

Décider en une ligne

Comparaisons utiles

Les face-à-face déjà publiés entre deux modèles de ce guide ou de ce rayon.

Comment ce guide est construit

Les modèles présentés viennent du catalogue de ce site. Les caractéristiques sont celles publiées par le fabricant et sur la page produit Amazon ; les prix sont ce que Keepa a rapporté à la date ci-dessous, et les deux bougent. Le classement s’appuie sur les caractéristiques déclarées, l’équilibre entre atouts et limites annoncés, et le prix. Aucun produit de ce site n’a été testé physiquement, et rien ici ne prétend le contraire.

Dernière vérification le

Chaque prix cité dans un résumé a été relevé à la date que porte cet avis. Ce qu'une boutique demande aujourd'hui s'affiche à côté du produit, et cela bouge.