Ce que la norme définit
Le 10GBASE-T porte dix gigabits par seconde sur quatre paires de cuivre symétrique, raccordées dans le même connecteur modulaire à huit positions que tous les débits inférieurs. Il a été publié sous la référence IEEE 802.3an et a depuis été intégré à la norme 802.3 de base.
Son chiffre déterminant est la portée face au grade de câblage. Sur un canal de catégorie 6A ou de classe EA, il est spécifié sur les cent mètres complets. Sur un canal de catégorie 6 déjà posé, le cas est traité par un guide publié à part plutôt que par la couche physique elle-même, la portée reste bien en deçà de cent mètres, et le facteur limitant est la diaphonie exogène — le couplage entre un câble et ses voisins dans un faisceau, que la catégorie 6 ne spécifie pas et que la catégorie 6A spécifie.
L’autre propriété déterminante est l’effort. Faire passer dix gigabits sur de la paire torsadée demande énormément de traitement du signal aux deux bouts, et cela se voit dans la consommation et la chaleur par port, ainsi que dans une latence légèrement supérieure à travers l’émetteur-récepteur, comparée aux solutions optiques et à attache directe de portée plus courte.
Ce qu’elle ne promet pas
Elle ne promet pas un transfert dix fois plus rapide. Le débit du lien est un plafond ; une copie va à la vitesse de l’élément le plus lent du chemin, qui, sur un réseau domestique ou de petit bureau, est d’ordinaire le stockage d’un des deux bouts.
Elle ne promet pas sa portée complète sur le câblage déjà en place. Le grade du canal posé est la variable, et c’est un testeur de câble qui y répond, pas une fiche technique.
Elle ne promet pas un commutateur froid. Les ports de ce type chauffent, ce qui explique que certains petits commutateurs n’en portent qu’un ou deux, que plusieurs ne se passent de ventilateur que jusqu’à une température ambiante annoncée, et que les fabricants publient une consommation pour l’appareil au lieu de l’omettre.
Elle ne fonctionne pas avec un seul bout mis à niveau.
Avec quoi elle est compatible
Elle se replie sur cinq, deux et demi et un gigabit et en dessous : un port dix gigabits est donc utilisable dès le jour de sa pose. Elle partage son câblage avec les types d’alimentation par Ethernet. Et elle existe sous forme d’émetteur-récepteur : il se fait des modules qui posent un port cuivre dix gigabits dans une cage portant par ailleurs de la fibre ou un cordon à attache directe. Ces modules figurent parmi les plus gourmands qu’une cage puisse recevoir : les fabricants de commutateurs indiquent donc lesquels ils prennent en charge — une ligne à trouver avant d’en acheter un.
Les questions qui se posent avant une commande
Jusqu’où porte un lien cuivre dix gigabits ?
Sur un canal de catégorie 6A, les cent mètres complets autour desquels les normes de câblage sont bâties. Sur un canal de catégorie 6 déjà posé, un guide publié à part fixe une valeur nettement plus courte, et le raccourcissement dépend des perturbations venues des câbles rassemblés à côté.
Une carte dix gigabits rend-elle un partage réseau dix fois plus rapide ?
Seulement si tout le reste du chemin suit. Un partage servi par des disques à plateaux, ou par une machine qui chiffre en logiciel, se termine à sa propre vitesse, et le lien plus large reste inoccupé la plus grande partie du transfert.
Dernière révision le 9 septembre 2026