SSD portable
Un SSD portable pour un travail qui passe de machine en machine
Un disque portable se juge sur le maillon le plus lent d’une chaîne de quatre — le disque, son pont, le câble et le port où il arrive — et le nombre sur la boîte ne décrit que le premier. La deuxième décision est le chiffrement, parce qu’un disque qui voyage est un disque qu’on oublie.
Par Jean-Benoit Buisson
La chaîne qui décide de la vitesse que vous verrez vraiment
Quatre choses se tiennent entre votre fichier et la mémoire flash, et c’est la plus lente qui gouverne.
Le port de la machine. Des prises de même forme portent des débits très différents selon la génération qui est derrière, et un portable de quelques années porte fréquemment un port d’une ou deux générations en dessous du disque.
Le câble. La forme n’implique pas la capacité. Un câble prévu seulement pour la charge raccordera le disque et le retiendra, et un câble d’origine inconnue est le goulot d’étranglement le moins visible de la chaîne.
Le pont à l’intérieur du boîtier, qui convertit entre l’interface propre du disque et le raccordement à la machine. Il est rarement cité, et c’est la raison pour laquelle deux boîtiers autour de disques identiques peuvent différer.
Le disque lui-même, qui est ce que le nombre de la boîte décrit.
La conséquence pratique est qu’un disque annonçant une valeur élevée, branché sur un port plus ancien, délivre ce que le port autorise. Ce n’est pas un produit défectueux ; c’est la spécification lue sans le reste de la chaîne.
Rafale et soutenu sont deux nombres différents
Les disques à mémoire flash écrivent en général vite pendant un moment, puis retombent à une vitesse plus basse une fois une région rapide consommée. Pour copier un dossier de documents, cela n’apparaît jamais. Pour déplacer un projet vidéo ou toute une photothèque, cela apparaît à chaque fois.
Là où le fabricant publie ce qui se passe en écriture soutenue, c’est ce chiffre qui décrit un gros transfert. Là où seule une pointe est publiée, tenez-la pour une pointe.
Les petits fichiers se comportent encore autrement : des milliers d’éléments minuscules prennent bien plus de temps que leur taille totale ne le suggère, sur n’importe quel disque, parce que le coût est par fichier et non par octet.
Le chiffrement est la décision à prendre le premier jour
Un disque portable est, par conception, celui qui a le plus de chances d’être oublié dans un train. Le chiffrer est la différence entre perdre un morceau de matériel et perdre ce qu’il y avait dessus, et c’est aussi ce qui rend sa mise au rebut simple des années plus tard — jetez la clé et le contenu est illisible, quoi qu’il reste dans la mémoire flash.
Deux choses à vérifier avant de s’engager. La possibilité d’ouvrir le disque sur chaque machine où vous en aurez besoin, puisque quelque chose qu’un seul système d’exploitation comprend vous fera défaut sur un ordinateur emprunté. Et, là où le disque lui-même propose un chiffrement matériel ou un lecteur d’empreinte, ce que le fabricant publie sur la façon dont la clé est gardée et sur ce qui arrive si le matériel tombe.
Gardez la clé ou la phrase de passe quelque part d’indépendant du disque. Une clé qui ne vit que sur la chose qu’elle protège n’est pas une clé.
La robustesse, et ce que l’indice dit vraiment
Les boîtiers vendus comme durcis publient des affirmations précises : un indice d’étanchéité contre la poussière et l’eau, une spécification de chute nommant une hauteur et une surface, parfois une valeur d’écrasement. Chacune est une condition éprouvée, publiée par le fabricant, et chacune mérite d’être lue plutôt que résumée par « solide ».
Ce qu’aucune ne couvre, c’est le fichier que vous écriviez à l’instant de l’événement, ni le disque perdu, ni le disque volé. Un boîtier durci réduit une catégorie d’accident ; c’est la copie qui vit ailleurs qui couvre le reste.
La capacité, et le chiffre que votre machine affichera
Achetez pour le lot de travail qui voyage plutôt que pour l’archive, qui appartient à quelque chose de plus grand et de moins cher au téraoctet, à la maison. Laissez de la marge, pour les mêmes raisons internes qui valent pour tout disque à mémoire flash.
Le fabricant publie la capacité dans son unité. Une machine qui affiche en unités de 1024 montre un autre chiffre pour le même matériel, et rien n’a disparu entre la boutique et le bureau. Comparez les disques dans une seule unité et prévoyez sur le nombre du fabricant.
Un disque portable n’est pas la copie, sauf si vous en faites une
Emporter l’unique version d’un projet sur un disque qui voyage est la disposition la plus susceptible de mal finir, parce que tout ce qui le rend portable le rend aussi perdable.
Là où le disque portable est réellement la seconde copie de quelque chose, traitez-le comme telle : gardez-le ailleurs qu’à côté de la machine qu’il copie, et vérifiez de temps en temps que ce qui est dessus s’ouvre.